Questions de la femme enceinte

L’amniocentèse est-elle risquée ?

Les médecins proposent une amniocentèse aux futures mères âgées de plus de 36 ans ou à celles présentant une grossesse à risque.
Cet examen est indolore, tant pour la mère que pour le bébé et se pratique vers la 16ème semaine de grossesse.

Réalisée en milieu hospitalier, par un médecin bien entraîné, et en veillant à bien garder le repos pendant les 24 heures qui suivent, les risques de faire une fausse-couche sont minimes.

Dans bien des services, on demande d’ailleurs à la patiente de s’aliter sur place pendant une ½ heure, avant de rentrer chez elle, afin de limiter au maximum les risques.

Ce risque est estimé à 0,5 % mais il diminue selon la pratique du médecin et la prudence de l’intéressée, le fait de rester couchée ou au moins au repos dans les 24 heures qui suivent.

Il faut, par la suite, attendre entre 15 et 20 jours pour recevoir les résultats de cet examen.

Lien : Amniocentèse

Quand dit-on qu’une grossesse est « à risques » ?

Il ne faut pas s’inquiéter si un médecin dit à sa patiente que sa grossesse est à risques car cela ne signifie absolument pas que le bébé ou elle-même courre un risque important au cours de ces 9 mois.

Cette expression est simplement utilisée afin que les médecins puissent dissocier les grossesses « banales » et celles qui doivent être surveillées de plus près.

Plusieurs raisons très différentes les unes des autres peuvent faire dire qu’une grossesse est à risques :

  • L’âge de la future maman est, sans aucun doute, un élément important à prendre en compte.
    Le très jeune âge de la femme ou, au contraire, son âge déjà avancé multiplie, en effet, certains facteurs de risque.
    D’où la nécessité d’une surveillance particulière.
  • Le nombre de grossesses antérieures peut également requérir une surveillance spéciale.
    Tout d’abord, parce que le corps de la maman est « fatigué » et donc moins performant mais aussi parce que la femme qui a déjà eu plusieurs enfants se montre moins attentive aux précautions d’hygiène relatives à une grossesse mais aussi en ce qui concerne la surveillance de sa grossesse.
  • Les grossesses précédentes rentrent aussi en ligne de compte.
    Il est certain qu’une patiente sera beaucoup plus suivie si une de ses grossesses précédentes a posé problème pour diverses raisons :
    • avortements répétés.
    • accouchement prématuré complications diverses au cours de la grossesse
    • accouchement difficile
    • césarienne
    • enfants mal formés ou mort-nés
  • Une grossesse suivant un traitement contre la stérilité est également particulièrement surveillée.
    Le repos doit alors être plus important et un traitement hormonal peut être requis.
  • Le contexte socio-économique peut aussi être un facteur de grossesse à risques.
    La mortalité périnatale est, en effet, multipliée par deux dans les milieux les plus défavorisés.
  • Les maladies liées à la grossesse nécessitent bien évidemment une surveillance accrue.
    Il peut s’agir du diabète ou encore d’hypertension artérielle.
  • Les anomalies du bassin finalement doivent aussi être prises en compte car un bassin anormal peut, en effet, gêner le bon déroulement de l’accouchement.

Célibataire et enceinte

Parfois la femme enceinte est seule pour sa grossesse et préparer la venue de son bébé.
De nos jours, cette femme-là n’est plus regardée comme une marginale, les mentalités ont fort évolué à ce propos.

Plusieurs raisons peuvent l’avoir menée à cette solitude.

  • Soit que le père de son enfant ne peut, ou ne veut, assumer cette grossesse et la venue de cet enfant.
    Par exemple :
    • s’il est déjà marié par ailleurs
    • s’il ne se sent pas capable d’assumer ses nouvelles responsabilités
  • Soit que son couple s’est séparé, pour diverses raisons, liées ou non à la grossesse.
  • Peut-être avait-elle l’idée d’avoir un enfant mais de l’élever toute seule.

Il est cependant préférable d’avertir le père de la situation et plus tard, il assumera peut-être ses responsabilités à l’égard de l’enfant.

Au niveau juridique, différentes démarches sont possibles :

  • la procédure en reconnaissance de paternité
  • l’action alimentaire non déclarative de filiation
  • la reconnaissance du fait du mariage des parents

Par chance, beaucoup de mères et futures mères célibataires ont la chance de trouver de l’aide auprès de leur famille ou de leur entourage.
Toutes ces personnes seront finalement très heureuses d’aider la femme enceinte dans la préparation de la venue de son bébé.
Même si elles ont émis des craintes quant l’avenir de toutes les 2, le bonheur d’une naissance se manifeste vite.

Il est possible également de faire part de ses difficultés, comme toutes les futures mamans, à son gynécologue ou à l’accoucheuse qui suit la femme enceinte, ou encore à un psychothérapeute.

Il faut savoir également que si la femme enceinte est en grande difficulté, financière ou psychologique, il existe des maisons maternelles pour l’aider.
Celles-ci accueillent des femmes enceintes et des jeunes mamans, avec leurs enfants de moins de 7 ans, pour une période de quelques mois, le temps qu’elle s’organise.

Quoi qu’il en soit, l’enfant ne sera pas pénalisé de par sa situation familiale et il aura comme les autres l’occasion d’avoir des « repères paternels« .
Que ce soit par les hommes de sa famille comme son grand-père et ses oncles, ou par l’homme qui par la suite partagerait vie de sa mère.

De nos jours, être mère célibataire n’a rien d’exceptionnel.
Ni la maman ni son enfant ne sont plus rejetés ou jugés par la société.
Mais il lui faudra être forte si elle ne peut partager ses soucis, sa fatigue et ses joies de la maternité.
Il faut savoir profiter de toutes les formes d’aide qui lui sont proposées par ses proches pour vivre au mieux sa grossesse.

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